Famille des mustélidés
martes fouina

Description : La taille et l'aspect de la fouine sont proches de ceux de la martre, mais elle est légèrement plus trapue.
C'est un animal au pelage brun avecune bavette blanche sur la gorge et la poitrine. Contrairement à la martre, sa bavette se divise en deux et se prolonge sur les pattes de devant. Elle diffère aussi de la martre par la plante des pieds qui n'est pas velue, des oreilles plus petites , un museau plus court et plus large. Comme c'est le cas chez tous les mustélidés, le mâle est nettement plus gros que la femelle. Le corps de la fouine mesure de 45 à 55 cm jusqu'à la queue. Son poids varie de 1.3 à 2,3 kg.
A gauche: Fouine (tête et corps: environ 47 cm pour un poids de 0,8 à 2,5kg; hauteur au garrot de 12 cm).

A droite: Martre (tête et corps: environ 45 cm pour un poids de 1,3 à 2,3 kg; hauteur au garrot de 15 cm)

Pour les reconnaître, suivez ce conseil : observez bien la forme du jabot blanc présent sur le poitrail : chez la martre, celui ci est en général plutôt jaunâtre, et non blanc comme chez la fouine. de plus, chez cette dernière, ce jabot est divisé en deux pointes, alors que la martre a un jabot pointu, comme un fanion de scout !

Les empreintes de la fouine :

 

Répartition :

On trouve la fouine dan toute l'Eurasie. Elle est présente de l'Espagne à la Mongolie en passant par l'Europe du Sud, l'Europe centrale et l'Asie centrale. On a également introduit une population de fouines dans l'Etat américain du Wisconsin afin de commercialiser leurs fourrures.

Elle vit généralement à la campagne (bois et vergers), mais aussi près des maisons et jusque dans les villes, gîtant dans les granges et greniers. N'importe quel bâtiment assez calme et riche en nourriture (rongeurs et autres) lui convient.

La fouine est un animal essentiellement actif la nuit. Elle se déplace avec souplesse, grimpe avec agilité, est capable d'effectuer des sauts importants et nage très bien.

Ses territoires de chasse sont très variés : lisières des bois, haies et talus, vergers, jardins et abords des maisons. Cela peut concerner une aire de 50 à 150 ha (voire 300 pour certains individus). A la campagne, la fouine est habituellement solitaire, mais en ville 4 ou 5 individus peuvent quelquefois se nourrir ensemble.

 

 

Habitat & moeurs:

La fouine a su s'adapter à de nombreux environnements.
C'est un animal délicat qui déteste la canicule, le gel, les inondations et la pluie. Pas question, comme sa cousine, la martre, de vivre à la dure en pleine forêt ! C'est beaucoup plus pratique d'élire domicile dans les confortables bâtiments agricoles souvent pleins de cachettes et de recoins. Elle y apprécie alors le confort tiède et la douceur des lieux, et peut s'y prélasser à loisir, d'autant que ces endroits sont infestés de rongeurs attirés par les débris végétaux et les graines, qui sont sa source de nourriture principale.


La fouine s'abrite dans un arbre creux, un tas de pierres, une carrière, un grenier, une grange, une ruine, un garage. Elle se creuse parfois un terrier.

La fouine est un animal solitaire. Elle évite ses congénères en dehors des périodes de reproduction. Elle marque son territoire avec des sécrétions odorantes et n'hésite pas à se battre avec d'autre fouines pour conserver son pré carré.

 

Régime alimentaire :

A l'écart de l’homme, la fouine exploite avant tout les fruits sauvages : mûres, framboises, sorbes ainsi que sureau noir, myrtilles et prunelles constituent l’essentiel de son alimentation. Ensuite, ce sont les mammifères, principalement les campagnols et les mulots qui sont consommés. Les oiseaux, surtout les passereaux et leurs œufs, les insectes voire même les vers de terre sont des proies fréquentes en fonction des régions.


En zone rurale, la fouine met à profit les ressources qui lui sont offertes par la proximité de l’homme : fruits domestiques, volailles, déchets de cuisine. Mais ici aussi, l’alimentation repose surtout sur l’exploitation de sources “ sauvages ” de nourriture, notamment des petits mammifères, des rongeurs en particulier. Parmi les oiseaux, les espèces les plus fréquemment consommées sont de petits passereaux, moineaux et merles, et corvidés. Les pigeons ramiers et domestiques figurent également en bonne place, de même que les œufs chapardés dans les fermes (poule, oie, canard) ou provenant du pillage de nids d’oiseaux sauvages (merle, ramier...).

En milieu urbain, les fouines s’alimentent principalement de fruits de toutes sortes, tant sauvages que cultivés : cerises, prunes, pommes, poires, mûres, sorbes, arilles d’if, baies de sureau , raisins, voire mandarines ! Les oiseaux figurent également en bonne place, notamment les pigeons, moineaux et étourneaux. Les mammifères semblent en revanche peu consommés. Enfin, la fréquence des déchets ménagers est parfois assez élevée.


La fouine est une opportuniste qui mange de tout. Elle adapte cependant son régime en fonction des ressources les plus abondantes et les plus faciles d’accès  selon les saisons :
en automne et en hiver, le régime est très riche en fruits de toutes sortes ;en hiver et au printemps, les mammifères et les oiseaux (y compris les œufs) sont principalement capturés. Ces proies sont en effet plus rares à la fin de l'été et en automne. Les charognes et les déchets ménagers interviennent aussi en nombre durantcette période ; les insectes sont plus fréquemment consommés en été et en automne.

Comme elle est facétieuse, elle aime s'attaquer aux circuits électriques des maisons et des voitures, ainsi qu'à l'isolation (polystyrène et laine de verre).Cela n'arrange pas sa réputation de "puant" et son classement dans les animaux "nuisibles", malgré les services qu'elle rend par ailleurs en régulant les populations de rongeurs. Elle était pourtant, à l’époque de la Rome antique, élevée pour capturer les souris et dératiser les habitations. Mais il est vrai qu'à cette époque le chat n'était pas là.

 

Reproduction :

La femelle met bas une fois par an, en avril, bien que l'accouplement ait eu lieu durant l'été précédent (juin à août). Cette période de huit mois est due à la dormance, c'est à dire la période pendant laquelle la femelle garde l'oeuf fécondé en son sein sans que ne débute réellement la grossesse.

La mère porte alors ses petits un mois. La portée de la fouine compte de deux à cinq petits qui naissent aveugles et nus. Ils ouvrent les yeux après un mois et sont sevrés après deux mois.

À l'âge de 4 mois, les jeunes prennent leur fourrure brune, et ils deviennent indépendants de leur mère en apprenant à chasser leurs proies. La mère et les petits ont de fréquents échanges vocaux. Le lien familial se dissout à l'automne suivant leur naissance. Les jeunes atteignent leur maturité sexuelle à entre 1 et 2 ans.

 

Prédateurs :
Renard, chat sauvage, martre et hibou grand-duc sont les principaux prédateurs de la fouine. Les femelles n'ont qu’une seule portée de deux à trois jeunes par an. Plus de la moitié des jeunes meurent avant leur première année. Toutes les femelles ne se reproduisent pas chaque année et généralement ne le font qu’à l’âge de 1 an. Toutefois des femelles de moins d’un an peuvent se reproduire à l'occasion. Ce phénomène pourrait constituer une réponse à une augmentation de la pression de prélèvement (prédation naturelle, chasse). L’espérance de vie ne dépasse pas trois ans. Exceptionnellement des fouines peuvent atteindre l'âge respectable de 10 ans.
 

 

Dégâts occasionnés :

La fouine a une très mauvaise réputation. Deux reproches sont parfois adressés à la fouine :

- Ses sarabandes nocturnes, surtout en période de rut, qui sont la cause de bruit dans les greniers ou les faux plafonds ;

- Ses incursions dans les poulaillers mal fermés la nuit qui se ponctuent par la perte de volailles.

Effectivement, la fouine est coupable de ravages dans les poulaillers. Cela dit, n'oublions pas que, comme tous ses cousins mustélidés, la fouine se nourrit en grande majorité de rongeurs, régulant ainsi les populations de rats et de souris qui, sans elle, seraient extrèmement nombreux dans les bâtiments agricoles, les granges et les hangars, et deviendraient un véritable fléau. Elle est souvent considérée comme “nuisible”, c’est alors un “puant” actuellement persécuté sans remords alors qu’à l’époque romaine, elle était adoptée pour capturer les souris et dératiser les habitations. Dans les greniers où elle s'installe, elle peut endommager les panneaux d'isolation et les câbles électriques. En Europe centrale, elle a pris l'habitude de s'abriter sous le capot des voitures, où elle détériore les fils électriques. Elle s'attaque également aux câbles électriques dans les transformateurs et les gares. Ces dégâts sont souvent provoqués par les jeunes qui mordillent à peu près tout pour en tester la comestibilité. À l'automne, les dégâts sont moins nombreux, car les jeunes ont acquis de l'expérience.

 

 

 

 

Cependant, une mise au point s'impose...

1. Les chasseurs ne peuvent rien reprocher de particulier à la Fouine
Etant donné le secteur très particulier qu’elle exploite à savoir le voisinage des maisons, généralement très pauvre en espèces “ gibier ”, étant donné d’autre part son régime en grande partie fructivore, mais aussi grande consommatrice de petits rongeurs, la fouine est un prédateur auquel aucun reproche cynégétique sérieux ne peut être fait.
Les seuls “ crimes ” qui lui soient reprochés sont donc ceux qu’elle est amenée à commettre, de manière épisodique, dans les poulaillers et autres petits élevages.
2. Les carnages épisodiques de la fouine dans les poulaillers, et autres petits élevages :
La Fouine se livre parfois à des carnages spectaculaires qui défrayent la chronique et ne font qu'entretenir la mauvaise réputation dont souffrent les “ nuisibles ” en milieu rural.
Entrée dans un poulailler où les poules se mettent soudain à crier, à battre des ailes et à voler en tous sens, la Fouine manifeste une sorte de "frénésie de mise à mort". Les mouvements des futures proies agiraient comme un stimulus déclencheur du comportement de prédation chez la fouine. Au comble de l’excitation, elle tue ainsi tous les animaux les uns après les autres et ne s’arrête que lorsque le calme est totalement revenu.

Les solutions pour se protéger des attaques de la fouine (mais aussi d'autres carnivores comme le renard ou le putois) au poulailler existent !!

Ces attaques ne concernent, dans l'immense majorité des cas, que des clapiers ou des poulaillers particulièrement vétustes, mal verrouillés ou mal entretenus. Si un grillage est troué de partout, si les planches sont disjointes et les portes dans un état lamentable, il ne faut pas s'étonner qu'un jour ou l'autre une bête sauvage profite de l'occasion qu'on lui offre aussi imprudemment. Par contre, un élevage de conception rationnelle ou correctement entretenu se trouve automatiquement à l'abri des prédateurs. Il est bien entendu également important de veiller à ce que les volailles soient enfermées chaque soir à l'intérieur du poulailler. Si malgré tout, un prédateur particulièrement obstiné tente de rentrer dans votre poulailler, diverses substances répulsives sont en vente dans toute bonne droguerie et vous permettront à coup sûr d'éloigner définitivement le prédateur.

Nos sources d'information :

www.monde-animal.fr/fouine-animal-584.html www.roc.asso.fr/protection-faune/fouine.html www.aves.be/carnivores/fouine.htm
www.antiopa.info/111-fouine-belette-mustelide-carnivore-predateur-nuisible.htm www.oiseau-libre.net/Animaux/Animaux-sauvages/Petits-predateurs/Fouine.html www.aujardin.org/fouine-devastatrice-t84675.html
www.unapaf.com/animaux.php?param=fouine http://fr.wikipedia.org/wiki/Fouine www.encyclo123.com/news/La-fouine.html

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